Violence et humour cachent le fait que Pulp Fiction est une mise en scène quasiment didactique des thèses de René Girard sur la violence, la grâce et la rédemption. Le film est constitué de trois histoires presqu’indépendantes – le deuxième titre du film qui apparaît dans le générique est "Three stories about One story".
– Première histoire : Elle commence par une liquidation violente de trois petits malfrats par deux tueurs (Vincent Vega, joué par John Travolta et son collègue Jules) et se termine par un braquage dans une caféteria.
– Deuxième histoire: C’est le récit de la soirée passée entre Vincent Vega et Mia, la femme de Marsellus, patron de Vincent.
– Troisième histoire : Butch, le boxeur (Bruce Willis), arnaque Marsellus – un truand violent. En tentant d’échapper aux griffes de Marsellus, Butch tue Vincent Vega. Marsellus et Butch se retrouvent prisonniers d’une bande de sado-masochistes, dont ils finiront par se libérer, grâce à Butch.
La structure du film est cyclique. Les trois histoires sont présentées de façon intercalée. Le film commence par le braquage de la cafétaria et se termine par cette même scène – filmée deux fois, donc, mais pas à l’identique: les dialogues des personnages diffèrent entre le début et la fin du film, ce qui a son intérêt mais ne constitue pas le sujet de ce billet.