J’ai décrit dans un billet récent comment la mondialisation se caractérise par une lutte permanente entre consommateur et travailleur – lutte dont le consommateur est sorti largement vainqueur.
J’en ai donné quelques illustrations, en particulier l’obligation financière de travailler faite aux femmes et l’allongement du temps de travail, particulièrement aux USA, dans les trente dernières années.
Je me rends compte, à la lecture du JDD d’aujourd’hui, que j’ai oublié de parler du crédit aux Etats-Unis.
Le crédit aux USA s’est développé de façon massive dans les 30 dernières années tout simplement parce que le travail des femmes et l’allongement du temps de travail moyen n’ont pas suffi pour que les familles américaines puissent tenir. Le développement du crédit a été, en ce sens, la dernière tentative du monde du Travail pour résoudre l’impossible équation que lui posait le Capital.
Les américains se sont surendettés pour leur logement (ce qui, actuellement, donne lieu à la crise des subprimes) et se sont endettés pour leur consommation.
Le JDD parle de 1000 milliards de dollars de crédit-revolving et ce simple chiffre rend la récession américaine inévitable (si, si…vous verrez !) . On voit mal en effet comment le consommateur américain pourrait continuer à consommer alors qu’ils ne pourra plus emprunter pour se loger (crise des subprimes), pour consommer (crise à venir du crédit-revolving) et que le cours du dollar ne lui permet de toutes les façons plus d’acheter grand-chose.
(La suite de ce billet: pourquoi la publicité, c’est l’opium du peuple.)
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