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Les blogs créent des discussions… Vraiment ? 13 février 2006

Par Thierry Klein dans : Critiques.
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Vu chez Loïc un long fil (30 commentaires) où les participants discutent à qui mieux mieux (ou plutôt à qui pire pire) du bien-fondé de la politique de mots-clés de l’UMP et de la réaction du PS

Il se dégage en gros des commentaires que si vous êtes sympathisant UMP, vous approuvez la démarche de l’UMP et vous trouvez que la démarche du PS est vraiment déloyale. C’est étrangement tout le contraire si vous êtes sympathisant PS. Les sympathisants communistes pensent probablement que les deux démarches sont condamnables et passibles du goulag. Aux dernières nouvelles, les adhérents du front seraient en train de réserver les mots « dictature » et « caricatures » (puisqu’on ne peut pas booker « Hitler » chez Google).

Ca me rappelle ces fils sur Boursorama où les opinions sur telle ou telle action sont avant tout influencées par la position du commentateur sur la valeur. Je n’ai jamais su si c’était une attitude intéressée (parler en bien de l’action contribue à la faire monter) ou pas (on parle en bien de l’action parce qu’on est convaincu de son analyse ou parce qu’on est superstitieux).

Si je voulais créer une discussion, je dirais:

« Qu’en pensez-vous ? »

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Outreau, et si ? 9 février 2006

Par Thierry Klein dans : Critiques.
Lu 3 502 fois | 8 commentaires

Une des questions les plus intéressantes à se poser aujourd’hui, c’est celle-ci: et si les acquittés étaient en fait coupables ?
Après tout; leur mise en cause, comme leur innocence, ne repose au final que sur un seul témoignage, celui de la mère des enfants. Celle-ci est une perverse mythomane, qui a menti en permanence au juge, aux assises, en appel. On a cru sa version finale en appel… Mais si ? Il y a un grand nombre d’éléments à charge, dans le dossier…
Ca rassure tout le monde au final, qu’il n’y ait que peu de coupables, que les inculpés soient innocents, que le juge, qui n’est pas un type très avenant, se soit trompé. Ca permet aussi aux politiques de faire les beaux (cette procédure télévisée, quand même, quel scandale !).
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Ami lecteur, as-tu conscience que tu parcours en ce moment le premier blog intemporel ? 7 février 2006

Par Thierry Klein dans : Critiques.
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Je viens de faire une petite statistique sur les 20 derniers commentaires postés sur ce blog: il y a en moyenne 3 mois de décalage entre la date des commentaires et la date des billets.

J’en suis très fier – un rien me satisfait en ce moment – parce que j’essaie vraiment de ne pas trop parler d’actualité, à la différence de plein de blogs bassement commerciaux que je ne nommerai pas (mais dont je jalouse furieusement l’audience).

Et vous, avez-vous testé cette stat sur votre blog ? (cette question est évidemment une tentative de bas étage pour faire monter le nombre de commentaires mais nuira aussi à mon indicateur d’intemporalité – par chance, je l’ai calculé juste avant d’écrire ce billet).

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La larme à l’oeil 28 octobre 2005

Par Thierry Klein dans : Critiques.
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Avez-vous remarqué qu’au cinéma ou à la télé, il y a une loi quasi-infaillible qui veut que, plus les larmes seront filmées directement, en gros plan -avec le déluge sentimental associé, plus l’émission est mauvaise, au sens artistique du terme ?
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Du principe de Peter et autres âneries 17 octobre 2005

Par Thierry Klein dans : Critiques.
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Je viens de lire sur un autre blog un commentaire qui fait référence au (trop) fameux « Principe de Peter« . Pour ceux qui ne connaissent pas, le principe de Peter énonce que « tout employé tend vers son niveau d’incompétence ». La réflexion, si j’ose dire qui sous-tend le principe, c’est que dans une entreprise, vous ne cessez d’être promu pour tous les postes où vous êtes performant. Conséquence, vous occupez tôt ou tard un poste où vous ne l’êtes plus. C’est le corollaire de Peter: « Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d’en assumer la responsabilité ».

Le principe de Peter, c’est une vraie tarte à la crème que tout le monde reprend depuis des dizaines d’années. Comme la formulation semble vaguement cynique, ça donne toujours un petit genre. Le problème, c’est que c’est complètement faux et que ça repose sur une vision simpliste du monde.
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Walt Disney et Spielberg 21 septembre 2005

Par Thierry Klein dans : Critiques.
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Ma fille vient d’avoir 2 ans et, à ce titre, jouit d’un droit imprescriptible et inaliénable à regarder Bambi tous les jours.

Ca fait plus de 20 ans, peut être même plus de 30, que je n’avais pas vu Bambi et je ne me rendais pas compte à quel point c’est un film extraordinaire.

Quand Bambi perd sa mère, une seule larme coule le long de sa joue (on ne voit pas la mort de la mère, presque aucune parole n’est prononcée). La paysage est à la fois tragique (il neige violemment) et féérique (la musique, la neige rappellent Noël). En un plan unique, ce qui évoque les films de John Ford, Bambi et son père (le père est magnifiquement mis en valeur, ce qui est en plus très satisfaisant pour mon ego) disparaissent alors qu’on entend une chanson qui annonce le printemps. C’est une des plus belles séquences de cinéma que j’ai jamais vues.

Quel contraste avec ET… La scène de la (pseudo) mort d’ET est lourdingue. Grosse musique, grosses ficelles (plein de monde dans la maison, la scène est très longue à cause du sacro-saint « suspense »). Les plans semblent inspirés de la (pseudo) mort de Blanche-Neige, mais ça n’arrive pas à la cheville de Walt Disney. D’un côté, on a un grand auteur classique (Disney) et de l’autre un auteur de best-sellers (Spielberg)

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Houellebecq : le petit Girard Illustré 20 septembre 2005

Par Thierry Klein dans : Critiques.
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J’ai parlé ça et là dans ce blog de René Girard, en disant en particulier que Kundera l’avait lu. Visiblement Houellebecq aussi et son dernier livre (la possibilité d’une île) est une sorte de mise en abyme girardienne. (fondation d’une religion, meurtre rituel du prophère, renaissance future, références à Nietsche, aux Evangiles, à la Bible… l’ensemble du livre est bourré de symboles et de références bien lourds comme on dit).

Le problème d’un tel livre, c’est quand même qu’il vient après René Girard et que donc on peut se demander où est l’intuition artistique (il y a plutôt manque de sincérité). J’écrivais que beaucoup de romans allaient tomber « par avance » sous l’interprétation girardienne et qu’il s’agissait alors d’une négation de l’Art du Roman.

Je pense que les lecteurs de blog, en général, doivent bien aimer Houellebecq, qui est une sorte de geek. C’est évident qu’il passe pas mal de temps sur Internet et on y retrouve des traces de blagues web célèbres (comme celle du petit garçon qui fait chier ses parents au supermarché et qui se termine par « Just say no, use condoms ! »). Le héros de Houellebecq est une sorte de scientiste négatif. Il croit à la science, en ses progrès mais pas en l’avenir de l’homme, car l’homme n’est lui-même qu’une machine qui s’ignore (because l’evolution, la génétique, la chimie, etc…). Assez banal, en fait, mais peu de romanciers ont eu ce point de vue. Ca donne un point de vue forcément polémique car le lieu du combat traditionnel entre les « scientifiques » et les « écologistes » est déplacé – et les points de vue des deux attaqués.

Au final, je trouve ça quand même dommage que la construction du livre soit si lourdingue. Ceci dit Houellebecq est un excellent conteur et c’est souvent très drôle. En cherchant bien, vous trouverez même des accents de Romain Gary dans le roman, mais je ne suis pas sûr que Houellebecq apprécierait le compliment, même si les effets recherchés et les techniques utilisées sont bien similaires.

Et après tout, si Houellebecq se donne le droit de dire qu’il aime les chiens, j’ai bien le droit d’aimer Houellebecq et Romain Gary (et les chiens) à la fois.

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Houllebecq : le petit Girard Illustré

Par Thierry Klein dans : Critiques.
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J’ai parlé ça et là dans ce blog de René Girard, en disant en particulier que Kundera l’avait lu. Visiblement Houellebecq aussi et son dernier livre (la possibilité d’une île) est une sorte de mise en abyme girardienne. (fondation d’une religion, meurtre rituel du prophère, renaissance future, références à Nietsche, aux Evangiles, à la Bible… l’ensemble du livre est bourré de symboles et de références bien lourds comme on dit).

Le problème d’un tel livre, c’est quand même qu’il vient après René Girard et que donc on peut se demander où est l’intuition artistique (il y a plutôt manque de sincérité). J’écrivais que beaucoup de romans allaient tomber « par avance » sous l’interprétation girardienne et qu’il s’agissait alors d’une négation de l’Art du Roman.

Je pense que les lecteurs de blog, en général, doivent bien aimer Houellebecq, qui est une sorte de geek. C’est évident qu’il passe pas mal de temps sur Internet et on y retrouve des traces de blagues web célèbres (comme celle du petit garçon qui fait chier ses parents au supermarché et qui se termine par « Just say no, use condoms ! »). Le héros de Houellebecq est une sorte de scientiste négatif. Il croit à la science, en ses progrès mais pas en l’avenir de l’homme, car l’homme n’est lui-même qu’une machine qui s’ignore (because l’evolution, la génétique, la chimie, etc…). Assez banal, en fait, mais peu de romanciers ont eu ce point de vue. Ca donne un point de vue forcément polémique car le lieu du combat traditionnel entre les « scientifiques » et les « écologistes » est déplacé – et les points de vue des deux attaqués.

Au final, je trouve ça quand même dommage que la construction du livre soit si lourdingue. Ceci dit Houellebecq est un excellent conteur et c’est souvent très drôle. En cherchant bien, vous trouverez même des accents de Romain Gary dans le roman, mais je ne suis pas sûr que Houellebecq apprécierait le compliment, même si les effets recherchés et les techniques utilisées sont bien similaires.

Et après tout, si Houellebecq se donne le droit de dire qu’il aime les chiens, j’ai bien le droit d’aimer Houellebecq et Romain Gary (et les chiens) à la fois.

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Loïc nous la joue Elisabeth 5 septembre 2005

Par Thierry Klein dans : Critiques.
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Loïc a parié avec moi l’autre jour une caisse de champ’ s’il se trompe suite à mon billet « Blog Bullshit » (qui d’ailleurs, Loïc, n’était pas du tout une critique de ton livre). Par principe, j’accepte en général ce genre de paris (même si je n’aime pas le champ’). Mais quand j’ai relu le billet de Loïc, je ne voyais pas vraiment quel était l’objet du pari (autrement dit, comment détermine-t-on, dans 2 ans, qui a gagné ?).

Je tombe aujourd’hui sur un autre billet de Loïc, Les blogs sont-ils juste une mode ? (réponse, devinez quoi… NON !). « Le blogging [et le mot blog] vont disparaître mais pas dans le sens qu’il ne sera plus présent. Il va être tellement intégré partout dans la vie de tous les jours que vous ne le remarquerez même plus… Il va se fondre dans nos habitudes comme le courrier élecronique et la richesse du Web ».

Alors là, ça me rappelle en tous points les prévisions d’Elisabeth Tessier, à savoir des choses tellement floues, tellement invérifiables qu’il est impossible de la prendre en défaut après coup, quel que soient les stupidités qu’elle débite.

Le mot blog va disparaître (comme l’email) à tel point qu’on ne saura plus quand on l’utilise (mais le terme email n’a pas disparu, que je sache et je sais encore bien quand j’en envoie une, d’email !). Le tout va se fondre dans nos habitudes avec la richesse bien connue du Web… sous l’influence de S@turne ?

Et bien sûr, merci à Mena, « fondatrice de Six Apart qui a eu l’intelligence d’appeler nos solutions TypePad et Movable Type, et pas blog-truc ». (Quel gros ringard, ce Bill Gates avec sa boîte « Microsoft » et sa solution « Office »).

Je suis d’autant plus méfiant pour parier que Loïc m’avait donné comme argument, quand je parlais de Bulle, le fait que « ce n’est pas parce qu’il y a eu bulle que les transformations profondes du Web ne sont pas elles, bien réelles ». Merci pour l’info mais, entendu mille fois, c’est l’argument le plus éculé, le plus langue de bois qui soit. L’équivalent Internet du « Il n’y a pas eu croissance en France parce que la conjoncture américaine était défavorable [le prix du pétrole a monté, la situation internationale…, le gouvernement précédent…] »- je vous laisse le choix – des hommes politiques.

Loïc, tu m’expliques ?

Ajout: je précise que quand je fais des prévisions, je m’engage de façon quasi-quantitative. Ainsi, sur ce blog, vous avez pu apprendre à l’avance la victoire de Londres aux JO ainsi que les raisons de cette victoire ou encore connaître précisément les évolutions de tous les sondages concernant les évolutions européennes, et ce sans données statistiques. Voilà des sujets concrets sur lesquels on aurait pu prendre des paris ! (Ma mémoire, toujours intéressée, a oublié les articles où j’ai pu me tromper).

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Kundera et Stifter 2 septembre 2005

Par Thierry Klein dans : Critiques.
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Je disais dans un précédent billet que Kundera est un grand professeur de littérature et que cette caractéristique professorale le distingue peut-être même en tant que romancier. Dans son dernier essai sur le roman, Kundera citait L’arrière-saison de Stifter – un livre effectivement extraordinaire que je viens de lire (un des aspects les plus agréables de l’oeuvre de Kundera, c’est qu’en citant beaucoup d’auteurs dont certains sont parfois peu connus en France, il vous aide à découvrir d’autres aspects de la littérature, car, en bon professeur, il vous donne envie de les lire).

J’ai l’impression qu’Alain Fournier avait dû lire ce livre car j’ y trouve beaucoup de réminiscences dans Le Grand Meaulnes (mon interprétation est peut-être fantaisiste; je ne sais pas si Alain Fournier parlait Allemand, langue visiblement non obligatoire pour se faire tuer durant la guerre de 14).

C’est difficile pour moi de sortir les passages clés d’un tel livre dès la première lecture. J’ai déjà cité dans un autre billet sur la crise des élites les définitions modernes du fonctionnaire, qui ont été inventées par Stifter.

Un autre passage stupéfiant :

« Nous avons commencé en partie à appliquer les principes des sciences à l’industrie, au commerce, à la ocntruction de routes et à d’autres ouvrages.[…] Nous abordons à peine le seuil d’un commencement. Que sera lorsque nous pourrons répandre des nouvelles sur la terre entière avec la rapidité de l’éclair, quand nous pourrons nous mêmes, avec célérité, accéder en peu de temps aux quatre coins de la terre ?Les biens de la terre ne deviendront-ils pas communs de par les facilités de l’échange en sorte que tout soit accessible à tous ? Pour l’heure une bourgade peut se retrancher avec ce qu’elle a […] mais bientôt, il n’en sera plus ainsi, happée qu’elle sera dans le commerce général. ce que doît connaître et réaliser le plus humble devra augmenter sensiblement pour satisfaire à ces rapports multipliés. Les Etats qui acquerront les premiers ce savoir grâce au développement de l’intelligence et la culture pourront devancer les autres par la puissance, la richesse et l’éclat. »

C’est écrit en 1857 et Stifter est donc aussi le découvreur de la mondialisation au sens moderne du terme.

Le livre abonde de réflexions sur la nature de l’art et je trouve que certaines aident à mieux comprendre l’oeuvre de Kundera, en particulier lorsque le héros distingue la faculté créatrice de l’artiste de la simple disposition à comprendre l’art. L’oeuvre de Kundera est composée de romans et d’essais et au sein même des romans se trouvent des passages purement didactiques. Dans l’art de Kundera, il y a une volonté de faire comprendre l’art et je ne sais toujours pas si cette capacité participe ou pas de la création artistique.

Attention: la traduction n’est pas à la hauteur. Si vous lisez l’allemand, c’est mieux.

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