Critiques

Supercapitalism, by Bob Reich

Let me tell you first that this book is truly the simplest, therefore the most brilliant, explanation of how capitalism has evolved over the last decades. If I may allow a short criticism, I think the « analysis » part of the book is much more convincing than the « proposed solutions ». Bob Reich is probably perfectly aware […]

Les Disparus

Il m’a fallu plusieurs jours avant de pouvoir écrire un billet sur ce livre. Et même aujourd’hui, je ne suis toujours pas capable d’en dire grand-chose si ce n’est – lisez-le ! Même si ça peut vous sembler long au début, même si certains passages vous semblent obscurs ou inutiles, même si les livres sur

Supercapitalisme


Ca m’a fait du bien de lire ce livre. C’est le tout premier qui reprend des idées proches des miennes tout en étant écrit par un homme de pouvoir (Bob Reich est l’ancien ministre du travail de Bill Clinton).

La première partie est la plus intéressante. Bob Reich explique de façon très claire l’évolution de l’économie américaine, du capitalisme protecteur des années 50 (en fait presqu’un socialisme) au capitalisme mondialisé (le Supercapitalisme).

Bob Reich explique parfaitement pourquoi, dans un contexte supercapitaliste, il ne faut rien espérer des entreprises en terme d’altruisme. L’entreprise n’est pas bonne ou mauvaise, mais ne peut servir que ses consommateurs et ses actionnaires. Elle n’est « altruiste » que dans la mesure où cela ne pénalise pas sa valeur ou sa position concurrentielle – autrement dit, elle est toujours intéressée. Si elle ne l’est pas, elle perd ses actionnaires ou ses investisseurs. Les entreprises qui affichent des intentions humanitaires ne le font que parce que cela sert leur intérêt.

"Même pas un livre sur le pouvoir"

Entendu aujourd’hui sur Europe 1… « Ce n’est même pas un livre sur le pouvoir ! ». Donc, on se demande bien qui le livre de Yasmina Reza sur Sarkozy pourra intéresser aujourd’hui. Pourtant, il est déjà épuisé en librairie.Et surtout, dans 150 ans comme disait l’autre, il se pourrait très bien que ce soit tout ce

Le merveilleux destin de Valérie Pottier

Il aura fallu 3 émissions pour que la formule « J’ai une question à vous poser », où un homme politique est confronté à une centaine de « citoyens » se peopeulise. Sarkozy avait été brillant mais statique, toujours derrière son pupitre, pour l’inauguration de la formule. Ségolène nous l’avait joué Mère Térésa, imposition des mains – ou tout

Connerie collective

J’en ai un peu marre de voir tout le monde s’émerveiller en permanence sur le thème de l’intelligence collective, des « conversations » créées par les blogs, de la valeur créée comme par miracle par la Collaboration Triomphante, etc… Même s’il existe effectivement pas mal de nouveaux moyens de collaborer à travers le Web et même si

Mes Chers Amis

Ce soir, il y avait deux mauvais films avec Philippe Noiret à la télé. Les Ripoux, qu’on ne présente malheureusement plus, et le Vieux Fusil, qui n’est qu’une adaptation franchouillarde du Justicier popularisé par Charles Bronson, à moins que ce ne soit l’inverse. A tous ceux, qui comme moi, aimaient vraiment Noiret et qui ne

Le Grand Meaulnes ou la jalousie à l’état Pur

Quand j’avais 12 ou 13 ans, j’ai dû composer un devoir sur « L’origine de la poésie dans le Grand Meaulnes ». J’avais absolument eu horreur de ce livre. A 12 ou 13 ans, lire des histoires d’adolescent ne m’intéressait absolument pas – j’étais encore un vrai bébé à qui on avait à peine enlevé ses couches. Ce devoir m’a marqué parce que j’y ai eu la pire note de Français de ma vie – et c’était tout à fait justifié. J’ai dû relire Le Grand Meaulnes  vers 20 ans et ça a été un éblouissement. Depuis, je le relis tous les 7 ou 8 ans pour maximiser mon plaisir. Plus souvent, je m’en souviendrais trop et n’aurais pas l’impression de tout redécouvrir.

Je l’ai relu pour la dernière fois il y a quinze jours. (Ils ont remplacé l’ancienne couverture du livre, une aquarelle magnifique du Domaine Perdu, par une photo sans intérêt tirée du film).

Pour tous, le Grand Meaulnes est l’histoire d’une belle amitié : celle du narrateur, François Seurel avec le héros, Augustin Meaulnes. La jalousie semble quasiment absente du roman. Pourtant, si l’on s’en tient aux faits, l’histoire, « racontée », rappelons-le par François, est une véritable charge contre le Grand Meaulnes.

Les blogs créent des discussions… Vraiment ?

Vu chez Loïc un long fil (30 commentaires) où les participants discutent à qui mieux mieux (ou plutôt à qui pire pire) du bien-fondé de la politique de mots-clés de l’UMP et de la réaction du PS… Il se dégage en gros des commentaires que si vous êtes sympathisant UMP, vous approuvez la démarche de

Outreau, et si ?

Une des questions les plus intéressantes à se poser aujourd’hui, c’est celle-ci: et si les acquittés étaient en fait coupables ?
Après tout; leur mise en cause, comme leur innocence, ne repose au final que sur un seul témoignage, celui de la mère des enfants. Celle-ci est une perverse mythomane, qui a menti en permanence au juge, aux assises, en appel. On a cru sa version finale en appel… Mais si ? Il y a un grand nombre d’éléments à charge, dans le dossier…
Ca rassure tout le monde au final, qu’il n’y ait que peu de coupables, que les inculpés soient innocents, que le juge, qui n’est pas un type très avenant, se soit trompé. Ca permet aussi aux politiques de faire les beaux (cette procédure télévisée, quand même, quel scandale !).

La larme à l’oeil

Avez-vous remarqué qu’au cinéma ou à la télé, il y a une loi quasi-infaillible qui veut que, plus les larmes seront filmées directement, en gros plan -avec le déluge sentimental associé, plus l’émission est mauvaise, au sens artistique du terme ?

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