A quoi sert l’Ademe (si Kafka n’existait pas, il faudrait l’inventer). 2 octobre 2008
Par Thierry Klein dans : Critiques.Lu 14 174 fois | 8 commentaires
Absence remarquée de tout représentant de l’Ademe lors de l’inauguration du Capital Altruiste. L’Ademe a pourtant été contactée à de multiples reprises par mail, téléphone, etc…
Contacter quelqu’un à l’Ademe aurait été une grande source d’inspiration supplémentaire pour un type comme Kafka. On ne répond pas à vos mails ou alors, après deux semaines, on vous renvoie vers d’autres personnes qui ne vous répondent pas non plus. Donc vous laissez des messages (car les portables sont dispos sur le site comme si l’Ademe était l’organisation la plus transparente et la plus interactive au monde). Simplement, laisser un message ne sert à RIEN: je suppose qu’ils ont embauché des gens rien que pour effacer les répondeurs, tellement il doit y en avoir, des messages.
Parfois, vous avez un bout de communication avec une personne dont vous n’aurez visiblement jamais l’honneur de voir le visage – au moins serez-vous rassuré, l’Ademe n’est pas uniquement constituée d’un central téléphonique et d’un serveur mail défaillant; il y a de vrais humains de chair et de sang, (en tous cas de vraies voix) à l’autre bout.
La dernière fois que j’ai parlé à quelqu’un de l’Ademe au téléphone, il m’a demandé d’envoyer un Business plan de 5 pages, il a refusé d’aller voir de quoi il s’agissait en ligne au prétexte qu’il n’allait pas voir « tout ce qui se trouve sur le Web » et m’a signalé que son emploi du temps était réservé plus de 4 mois à l’avance car il était « évidemment très occupé ». Selon toute probabilité, j’aurai d’ici là .rencontré le Ministre de l’Ecologie, dont l’emploi du temps ressemble à un gruyère par-rapport à celui des représentants régionaux de l’Ademe.
C’est normal, lui, il n’a vraiment rien d’important à faire, Borloo.
Personne n’a su m’indiquer à ce jour comment les scooters électriques pouvaient bénéficier de l’incitation « écologique » de 400 € à l’achat dont parle le (magnifique) site de l’Ademe. C’est gratiné d’obtenir le dossier, je n’ose imaginer combien ça l’est de le remplir. Si vous y avez réussi sans sombrer dans la dépression, contactez-moi. Je vous promets de graver l’ensemble de la procédure dans le marbre pour l’édification des générations futures.
Une autre perle qui me revient. Les aides que donne l’Ademe lorsque vous investissez dans des panneaux solaires sont quantifiées en fonction de la puissance de votre installation et couvrent alors à peu près 50% du devis de l’installateur.
Vous n’aurez une aide que si vous passez par un installateur agréé et ceux-ci sont rares, en tous cas dans le Nord, car remplir la paperasse est d’une complexité que n’aurait pas reniée l’Union soviétique – bref, savoir remplir le dossier Ademe est un vrai avantage compétitif pour un entrepreneur !
Résultat, il m’a été IMPOSSIBLE d’obtenir un devis détaillé, poste par poste, pour mon installation. Tous les entrepreneurs agréés contactés me donnent un devis global, en fonction de la puissance demandée, sans accepter de rentrer dans les détails (combien pour le panneau solaire, la toiture, la main d’oeuvre, etc..).
Puis à partir du prix global, ils déduisent la subvention Adème.
Pour voir ce qu’il en était, j’ai fait faire un devis par un installateur Allemand (qui lui m’a fait un devis poste par poste, panneaux, pose, lien au réseau, etc…). Eh bien, le devis était un peu moins cher que le devis français après déduction de la subvention Ademe !
Ce qui veut dire quoi ? Grâce à l’Ademe, on retarde le solaire et on permet à quelques entrepreneurs de se faire des couilles en or avec les subventions mal gérées (c’est-à-dire nos impôts).
Billets associés :- Ca ne convergera jamais…
- Lancement du Capital Altruiste et des Racines du Ciel: quelques remerciements émus et un coup de gueule.
- LinkedIn, le réseau des blaireaux
- De Rawls à Macron, en passant par l’école. De quoi le social-libéralisme est-il le nom ?
- La valeur travail existe-t-elle ?
















Docteur House: la plus grande série audiovisuelle de tous les temps 2 septembre 2008
Par Thierry Klein dans : Critiques,Dr House,Littérature.Lu 5 928 fois | 5 commentaires
Billet suivant sur Dr House: « Elémentaire, mon cher Wilson »
Je vais vous tanner avec écrire plusieurs billets sur Dr House, même si je ne suis au fond qu’un néophyte. Je suis tombé par hasard sur un épisode diffusé sur TF1 fin juin. Depuis, j’ai visionné toute la première saison et le début de la deuxième.
D’autres billets parlent de télévision dans ce blog; en général ce sont des billets « de société » et la télévision ne m’intéresse que parce qu’elle nous apprend quelque chose d’autre (sur la médiocrité de la société, du spectateur, la mienne propre, que sais-je encore…).
Mais Dr House est une série vraiment extraordinaire, pour moi la plus grande série TV de tous les temps et la seule, depuis que la télévision existe, qui puisse réellement prétendre au statut d’oeuvre d’art majeure. J’essaierai d’éviter au maximum les superlatifs dans les billets qui suivront, mais oui, quand je parle d’oeuvre d’art, je pense plus à Crime et Châtiment qu’aux Envahisseurs.
Docteur House va devenir un classique et si vous avez aujourd’hui l’immense privilège d’être les premiers à vous taper un article intello sur le sujet, vos descendants devraient, dans 50 ou 60 ans, l’avoir au programme de Première et en découvrir les arcanes dans le Lagarde et Michard (version revue et corrigée n° 56 457). Entre temps, les critiques, les Cahiers du Cinéma, les psychanalystes seront passés par là et auront plus ou moins bien développé ce que vous trouverez dans les billets qui suivront.
J’imagine que ce genre d’affirmations va générer pas mal de commentaires. Certains seront indignés que je puisse accorder autant de crédit à une œuvre aussi grossière (mais pas plus grossière que du Rabelais, après tout !). J’y répondrai plus tard.
D’autres vont me reprocher de donner un caractère universel à une opinion personnelle subjective (« Qu’il aime Dr House, soit ! Mais de quel droit en fait-il un classique ? Son opinion est toute subjective ! On est en démocratie nom de nom et j’ai le droit, moi, spectateur partial, de préférer Colombo, Amicalement Votre ou même Amour, Gloire et Beauté ! »). A ceux-ci, je voudrais répondre tout de suite que mon affirmation n’est pas qu’une opinion. Elle a un côté objectif.
Quand j’étais justement en Première, je cherchais laborieusement, parfois désespérément à comprendre ce qui, derrière le discours du professeur, faisait la beauté d’une œuvre littéraire. Le fait qu’on puisse analyser une œuvre, son style, trouver des correspondances, des idées, etc… montre qu’elle a une certaine tenue, mais ne prouve jamais sa beauté intrinsèque.
Prouver le caractère artistique, a fortiori la grandeur d’une œuvre est une gageure. Pour ce qui est de la raison pure et dure, c’est donc l’inculte qui rafle la mise. Le professeur ne peut que faire étudier, fournir des analyses, quelques clés pour, finalement, espérer que le cœur, qui est un mélange de rationalité et de beauté, finisse par comprendre.
L’objectif des billets qui suivront n’est donc pas de vous prouver mes thèses. Je ne peux pas le faire, pas plus que personne ne peut vous montrer par a + b la beauté du Misanthrope, de Phèdre ou de Crime et Châtiment. Je ne peux que vous livrer un début d’analyse, quelques éléments qui vous montreront que le sentiment que j’ai que Dr House est une œuvre majeure n’est pas totalement sans fondement.
Puis vous vous ferez votre opinion.
Billets associés :- « Je ne suis pas Dr House, mais… »
- Docteur House, Tintin de laboratoire
- Dr House, ou le retour du Religieux
- Elémentaire, mon cher Wilson !
- Dr House, Edgar Poe, Lacan: la Vérité est ailleurs.
















Supercapitalism, by Bob Reich 12 août 2008
Par Thierry Klein dans : Critiques,Entreprise altruiste.Lu 5 457 fois | 5 commentaires
Let me tell you first that this book is truly the simplest, therefore the most brilliant, explanation of how capitalism has evolved over the last decades.
If I may allow a short criticism, I think the « analysis » part of the book is much more convincing than the « proposed solutions ». Bob Reich is probably perfectly aware of this.
Another point: Bob Reich rightly points to the abuses of lobbying but forgets to mention that lobbying in itself is just the tip of a huge advertising iceberg. Lobbying is just to politicians what advertising is to citizens. What he has felt as a politician, he does not realize it yet as a citizen.
Globalization is linked to the transformation of citizens into consumers and the force behind this is advertising – I don’t mean that advertising WANTS this. Unlike political propaganda, advertising has no real « will », good or evil. But cumulatively, it does however make the job. I believe an analysis of worldwide advertising/ communication budgets would easily show that there is a strong correlation between globalization and advertising.
This has consequences about democracy itself. Bob Reich writes that politicians don’t do the job because « true causes » are not on their agenda, due to lobbying. But citizens, so far, do not really want the job to be done either : they just behave as consumers.
Taking the right measures therefore implies some kind of elitist democracy: a democracy where knowledgeable, enlighted politicians act « for the best », partly against the will of their own electors who don’t understand the issues. (We are much more familiar with that kind of democracy in France than US citizens are, let me tell you however that it does not end up with the « right » decisions either, it ends up in state sclerosis !).
I think that the power of advertising in part comes from the fact that it creates immediate consumer needs, that are opposed to long term citizens – and worker – needs. (The need to buy a cheap plasma screen today conducts to closing your own factory, but only tomorrow, which makes it difficult to catch the link). Technology has also made advertising is also more and more pervasive (newspapers are less pervasive than radio, which is less pervasive than TV, which is less pervasive than Google sponsorized links, the latter being almost subliminally read when you surf on the Internet).
You can’t really fight the present situation and remain in democracy if you don’t limit the effects of advertising. You can think of creating spaces that would be « advertsing free » (TV channels like the BBC) or even, treat advertising like tobacco was treated and take 5 or 10% of all communication/advertising budgets to sponsor NGOs or « recognized altruistic organizations » so that they also can access to brains and act as counterweights.
Having read Bob Reich’s book in depth, I am fully conscious of the difficulty to recognize a « truly altruistic cause », but I also recognize this blog ticket is too long already and don’t want to bother you too much with practical details at this stage.
Billets associés :- Altruistic Capital: Year Zero
- Altruistic Capital: the one-page business plan
- Similarities and differences between Altruistic Capital and Mohammed Yunus Social Business
- Altruistic Capital or how to conciliate profit and commonwealth
- A new framework for altruistic action
















Les Disparus 23 juillet 2008
Par Thierry Klein dans : Critiques.Lu 6 035 fois | ajouter un commentaire
Il m’a fallu plusieurs jours avant de pouvoir écrire un billet sur ce livre. Et même aujourd’hui, je ne suis toujours pas capable d’en dire grand-chose si ce n’est – lisez-le ! Même si ça peut vous sembler long au début, même si certains passages vous semblent obscurs ou inutiles, même si les livres sur ce qui s’est passé pendant la deuxième guerre mondiale commencent, à juste titre, à vous lasser, lisez-le, lisez-le, lisez-le absolument, lisez-le jusqu’au bout !
Et aussi ceci: sur les 6000 juifs que comptaient la petite ville ukrainienne de Bolechow avant la guerre, 48 ont survécu (soit 0,8%). Le nom des camps où ils ont péri vous sera inconnu – il s’agissait de camps d’extermination « pure », pas de camps de travail comme Auschwitz et les déportés y étaient immédiatement gazés – pas de revenant, pas de témoignage. Ces camps, comme les autres camps de concentration, ont été inventés pour préserver le moral des SS – auparavant, les juifs étaient tués par balles près des fosses communes et l’encadrement allemand avait remarqué que le côté finalement presque « humain » de cette méthode, la proximité qui s’établit automatiquement entre victime et bourreau, rendait les pelotons de SS inutilisables (comme quoi on ne peut désespérer de rien, même des SS). Autre raison d’être des camps, il s’agissait d’offrir un beau cadeau d’anniversaire au Führer : une zone entière « débarrassée de tous ses juifs ».
L’auteur du livre, comme moi, est né dans les années 60. Il n’a jamais connu l’occupation allemande et n’a qu’un lien très éloigné avec les victimes, dont on ne parle pratiquement jamais au sein de sa propre famille. Arrivé à l’âge adulte, il est devenu historien et éprouve, comme je n’en doute pas des dizaines d’autres personnes de par le monde, le besoin de rechercher des traces de ses lointains cousins disparus. Derrière ces manifestations tardives d’intérêt, soixante ans après les faits, se cache peut-être la vraie, la grande victoire d’Hitler.
Billets associés :- Nomadisme, religion, mécanique quantique et enseignement
- Une discussion intéressante (enfin !) sur Twitter
- “L’école doit apprendre à lire, écrire, compter et programmer”
- Quelques notes sur « les armes de l’esprit »
- Ne pas lire au Salon du Livre
















Supercapitalisme 13 mai 2008
Par Thierry Klein dans : Critiques.Lu 6 676 fois | 6 commentaires
Ca m’a fait du bien de lire ce livre. C’est le tout premier qui reprend des idées proches des miennes tout en étant écrit par un homme de pouvoir (Bob Reich est l’ancien ministre du travail de Bill Clinton).
La première partie est la plus intéressante. Bob Reich explique de façon très claire l’évolution de l’économie américaine, du capitalisme protecteur des années 50 (en fait presqu’un socialisme) au capitalisme mondialisé (le Supercapitalisme).
Bob Reich explique parfaitement pourquoi, dans un contexte supercapitaliste, il ne faut rien espérer des entreprises en terme d’altruisme. L’entreprise n’est pas bonne ou mauvaise, mais ne peut servir que ses consommateurs et ses actionnaires. Elle n’est « altruiste » que dans la mesure où cela ne pénalise pas sa valeur ou sa position concurrentielle – autrement dit, elle est toujours intéressée. Si elle ne l’est pas, elle perd ses actionnaires ou ses investisseurs. Les entreprises qui affichent des intentions humanitaires ne le font que parce que cela sert leur intérêt.
Billets associés :- Pourquoi les réponses adaptées à la crise financière sont anti-démocratiques
- Une explication mimétique de la crise financière (pourquoi nous sommes tous coupables)
- Les formes élémentaires de la névrose (3) : l’aliénation consommatrice
- Jacques Attali – La crise et après ?
- Supercapitalism, by Bob Reich
















"Même pas un livre sur le pouvoir" 28 août 2007
Par Thierry Klein dans : Critiques.Lu 4 682 fois | ajouter un commentaire
Entendu aujourd’hui sur Europe 1… « Ce n’est même pas un livre sur le pouvoir ! ».
Donc, on se demande bien qui le livre de Yasmina Reza sur Sarkozy pourra intéresser aujourd’hui.
Pourtant, il est déjà épuisé en librairie.
Et surtout, dans 150 ans comme disait l’autre, il se pourrait très bien que ce soit tout ce qui reste de Sarkozy.
De Gaulle avait pris soin par lui-même de sa postérité, mais Giscard, Mitterrand, Chirac n’auront pas eu cette chance.
- Pourquoi je ne voterai pas Sarkozy
- Quelques vérités sur un débat truqué
- Comment j’ai merdé mes entretiens chez Mac Kinsey
- Nomadisme, religion, mécanique quantique et enseignement
- On apprend bien mieux dans un livre que sur un écran
















Le merveilleux destin de Valérie Pottier 26 février 2007
Par Thierry Klein dans : Critiques.Lu 6 043 fois | 3 commentaires
Il aura fallu 3 émissions pour que la formule « J’ai une question à vous poser », où un homme politique est confronté à une centaine de « citoyens » se peopeulise.
Sarkozy avait été brillant mais statique, toujours derrière son pupitre, pour l’inauguration de la formule. Ségolène nous l’avait joué Mère Térésa, imposition des mains – ou tout simplement Star’Ac, selon la façon dont on regarde l’affaire – et était littéralement rentrée dans la salle pour prendre par la main un des poseurs de questions
Aujourd’hui, José Bové a laissé son pupitre bien loin derrière lui (à croire qu’il était constitué d’OGM recyclés) mais surtout le spectacle est complètement passé dans la salle et une des candidates s’est servie de l’émission pour se faire un nom ou plutôt un visage.
L’histoire de la télévision retiendra que Mlle Valérie Pottier a posé 3 questions parfaitement insipides (ce qui est une première dans l’histoire de l’émission), que la caméra s’est longuement attardée sur elle (ce qui en devenait parfois gênant pour elle car elle avait du mal à cacher sa jubilation, en particulier quand Bayrou lui répondait). Evidemment, le fait que Valérie Pottier soit de loin la plus mignonne du public est directement lié à son temps d’antenne.
Vous verrez que de plus en plus de personnes feront des pieds et des mains pour être présentes à tout prix à ce genre d’émission, espérant s’en servir comme d’un tremplin.
Quant à Valérie Pottier, elle a déjà atteint une notoriété suffisante pour faire la prochaine couverture d’Entrevue (prévenez moi, je l’achèterai !).
Billets associés :- Michel Rocard et le brevet logiciel
- De Rawls à Macron, en passant par l’école. De quoi le social-libéralisme est-il le nom ?
- Souvenirs de l’Ecole Centrale
- L’esprit perdu de l’article 28 de la loi de 1905
- Nous ne faisons pas des écrans interactifs, nous transformons les entreprise
















Connerie collective 14 février 2007
Par Thierry Klein dans : Critiques.Lu 4 254 fois | 2 commentaires
J’en ai un peu marre de voir tout le monde s’émerveiller en permanence sur le thème de l’intelligence collective, des « conversations » créées par les blogs, de la valeur créée comme par miracle par la Collaboration Triomphante, etc…
Même s’il existe effectivement pas mal de nouveaux moyens de collaborer à travers le Web et même si ces moyens se développeront encore et toujours, en nombre suffisant pour qu’une nouvelle révolution industrielle s’effectue, il faut bien reconnaître que le succès d’Internet repose sur le fait que tout le monde se sent de plus en plus seul, que la peur de communiquer réellement (en face à face) avec l’Autre augmente et que Wikipedia, nom qu’il suffit de prononcer pour faire jouïr pas mal d’internautes, reste d’un niveau général vraiment très faible.
Depuis quelques semaines, je multiplie les rencontres pour faire avancer mon projet de Capital Altruiste, et je dois quand même admettre que, sauf exception, les visionnaires de l’intelligence collective, ceux-qui ont le mieux perçu le phénomène, sont avant tout de grands introvertis, quand ils sont sincères, ou des démagogues.
Billets associés :- Blogs et enseignement à distance / e-learning and blogs
- Retour au moyen-âge / Back to the trees
- La valeur travail existe-t-elle ?
- Web 2.0 : la grande beta-isation des esprits.
- Du double langage employé sur certains blogs
















Mes Chers Amis 26 novembre 2006
Par Thierry Klein dans : Critiques.Lu 6 978 fois | 4 commentaires
Ce soir, il y avait deux mauvais films avec Philippe Noiret à la télé. Les Ripoux, qu’on ne présente malheureusement plus, et le Vieux Fusil, qui n’est qu’une adaptation franchouillarde du Justicier popularisé par Charles Bronson, à moins que ce ne soit l’inverse.
A tous ceux, qui comme moi, aimaient vraiment Noiret et qui ne pourront malheureusement plus le voir jouer au théatre, je conseille « Mes Chers Amis » – pour moi son meilleur film, assez peu connu en France – et évidemment, Cinéma Paradiso.
Billets associés :- How many roads… En hommage à Claude Lazarus.
- Ci-gît le progressisme [1633-2020]
- Qu’y a-t-il de commun entre le robot Asimo de Sony et le joueur d’échec de Maezel ?
- Laurence de Cock et Riposte Laïque: même combat
- Une discussion intéressante (enfin !) sur Twitter
















Le Grand Meaulnes ou la jalousie à l’état Pur 12 novembre 2006
Par Thierry Klein dans : Critiques.Lu 24 645 fois | 35 commentaires
Quand j’avais 12 ou 13 ans, j’ai dû composer un devoir sur « L’origine de la poésie dans le Grand Meaulnes ». J’avais absolument eu horreur de ce livre. A 12 ou 13 ans, lire des histoires d’adolescent ne m’intéressait absolument pas – j’étais encore un vrai bébé à qui on avait à peine enlevé ses couches. Ce devoir m’a marqué parce que j’y ai eu la pire note de Français de ma vie – et c’était tout à fait justifié. J’ai dû relire Le Grand Meaulnes vers 20 ans et ça a été un éblouissement. Depuis, je le relis tous les 7 ou 8 ans pour maximiser mon plaisir. Plus souvent, je m’en souviendrais trop et n’aurais pas l’impression de tout redécouvrir.
Je l’ai relu pour la dernière fois il y a quinze jours. (Ils ont remplacé l’ancienne couverture du livre, une aquarelle magnifique du Domaine Perdu, par une photo sans intérêt tirée du film).
Pour tous, le Grand Meaulnes est l’histoire d’une belle amitié : celle du narrateur, François Seurel avec le héros, Augustin Meaulnes. La jalousie semble quasiment absente du roman. Pourtant, si l’on s’en tient aux faits, l’histoire, « racontée », rappelons-le par François, est une véritable charge contre le Grand Meaulnes.
Billets associés :- Le temps de l’innocence, d’Edith Wharton, au programme des classes prépas
- Milan Kundera a lu René Girard !
- Petites arnaques sur eBay : histoire de mon premier achat
- Kundera et Stifter
- De Rawls à Macron, en passant par l’école. De quoi le social-libéralisme est-il le nom ?















