Animaux

Que fait le WWF ?

Le WWF considère que l’abattage des éléphants africains est une « option » – autrement dit, c’est une caution morale donnée à tous ceux qui veulent les abattre. La raison ? Ces éléphants, protégés depuis 1994, sont maintenant au nombre de 12 000 (soit environ 600 de plus par an en rythme annuel). Il faut donc mieux […]

Jugement dernier

Pour les commentaires, voir La fin de l’Humanité précèdera de peu celle de l’humanité et Combien d’animaux pour faire un homme ? Et si vous voulez faire quelque chose, arrêtez d’acheter japonais et dîtes pourquoi. (Billet écrit sur mon micro Sony).

Combien de singes pour faire un homme ?

A l’occasion de la mort de l’Abbé Pierre, Gauche comme Droite s’étendent aujourd’hui de façon dégoulinante sur le nécessaire devoir de solidarité qui relie les hommes entre eux. Le massacre programmé des animaux et des expèces continue, lui, au nom de la différence « d’essence » entre l’homme et l’animal. Pour presque tous, l’homme a une valeur

La fin de l’Humanité précèdera de peu celle de l’humanité

En regardant le débat sur Nicolas Hulot ce soir sur la 2 -vu le niveau des interventions, on ne peut pas vraiment parler de débat sur l’écologie, je constate qu’une fois de plus, tous les intervenants analysent la situation et les mesures à prendre en termes de bénéfice pour l’humanité. Le réchauffement climatique les inquiète

Au Rwanda, la fin des gorilles

Lisez le blog d’un des rangers du parc des Virunga. Il est devenu impossible de protéger les gorilles à cause de la situation politique. Ils se laissent approcher et toucher car ils ont été protégés depuis des années et sont habitués à la présence humaine. Les armées les braconnent. C’est poignant parce que c’est sans

Amour braque

C’est le meilleur des chiens, et c’est en son hommage que ce blog est sur l’url WOUARF.COM. Il a 8 ans et cherche à transmettre son capital génétique. Ce serait dommage qu’il n’y arrive pas étant donné ses immenses qualités car il est sportif, joueur, affectueux, élégant, drôle, racé et gentil avec les enfants. Il

Gamies pour la conservation de la planète à FlashLife

Je vous avais parlé, dans un précédent billet, de ma volonté d’utiliser la plate-forme Gamies comme une source de revenus pour une association visant à préserver les espèces animales en danger et la planète. L’idée est de mettre la plate-forme et l’ensemble des jeux en licence Open Source puis de développer de nouvelles façons collaboratives

Pour l’anthropomorphisme

Vous n’entendrez probablement jamais un spécialiste du comportement animal s’exprimer sur le sujet sans qu’il se sente rapidement obligé de préciser que « bien sûr », il ne faut pas tomber dans l’anthropomorphisme. S’il ne le faisait pas, il serait immédiatement taxé par toute personne « sensée » d’ignorance ou de sensiblerie. J’ai récemment écouté une conférence de Claudine Andrée, qui a créé une réserve pour les bonobos, et encore ce matin le réalisateur de la Planète Blanche, sur Europe 1. Dans les deux cas, ils précisaient tous deux au bout de deux minutes que « bien évidemment, etc… »

Pourtant, ce refus d’anthropomorphisme, s’il est universellement admis et répandu, n’a absolument aucun fondement scientifique.

Il remonte historiquement aux expériences (cruelles d’ailleurs) faites par Pavlov sur des chiens de façon à introduire chez eux des mécanismes de réflexe conditionné. Si on actionne régulièrement une sonnette avant d’apporter la nourriture au chien, au bout d’un moment, il salivera s’il entend simplement la sonnette, même sans nourriture. C’est le réflexe « conditionné » (en somme, une réaction physique inappropriée induite par un stimulus, après apprentissage).

C’est encore pire

« Juste avant l’arrivée des McCartney au Canada, les autorités canadiennes ont fait une mise au point sur la chasse aux phoques. Elles ont rappelé qu’il existe un règlement au Canada interdisant depuis 1987 la chasse aux blanchons, les petits du phoque du Groenland, de moins de 12 jours et n’ayant pas encore mué. » Autrement dit,

Un journaliste vraiment stupide sur RTL ce mardi vers 13 h 45

Il prend des appels au téléphone à propos du déplacement de Brigitte Bardot au Canada pour protester contre le massacre programmé de 300 000 bébés phoques (Plus personne n’ose encore parler de prélèvement quand on atteint ce chiffre là).

Non seulement il a l’air peu pourvu en neurones, mais en plus les rares qu’il a tournent en boucle et les deux seules question qui lui viennent, de façon répétitive, à la bouche – je n’ose dire à l’esprit – face aux gens qui approuvent Brigitte Bardot, sont :

Question 1 : « Un expert est passé un peu plus tôt sur l’antenne et il a montré que l’espèce n’est pas en danger. L’attitude de Brigitte Bardot est donc totalement incompréhensible, voire stupide, non ? »

(Evidemment, aucun recul quant à l’indépendance et les qualifications de l’estampillé « expert »).

Question 2 : « Vous êtes végétarien ? Alors, puisque vous mangez du boeuf, comment pouvez-vous être contre le massacre des bébés phoques ? C’est exactement la même chose. Votre attitude est incohérente »

Le pire, c’est qu’il semble très fier de toutes ces questions… Il a dû les préparer longuement. Probablement, son ambition ultime est de finir chroniqueur chez Fogiel, à nous servir du prêt à penser politiquement correct qui a l’air, je dis bien l’air, subversif. Evidemment, tout est bien clair, bien rangé dans son cerveau: Brigitte Bardot est au mieux atteinte d’une forme de sensiblerie sympathique, au pire de misanthropie maladive. La défense des animaux, ce n’est pas un combat « important », comme le CPE, par exemple. C’est en gros du niveau de la rubrique « People ».

J’aurais plein de choses à dire là-dessus mais je les ai déjà dites longuement – et parfois malheureusement de façon ennuyeuse aussi – ici, ici ou encore .

Alors, plutôt que de me citer, je vais vous resservir du Romain Gary puisque le billet le concernant a été si apprécié. On dit en gros la même chose, mais le gros avantage pour vous, c’est que lui, il sait l’écrire.

Vous êtes priés de laisser cet endroit aussi propre en sortant que vous l’avez trouvé en entrant (Pour une approche spécifiquement française du droit des animaux)


S’il y a une chose que je retiens de mon voyage en Roumanie, il y a 3 ans, c’est que la mère de mon ami Mircea avait dans son salon une table « Droits de l’Homme », sur laquelle figurait la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Dans un pays communiste, cette table avait été pendant des années à la fois une source d’espoir et de résistance, aussi faible soit-elle, au régime. (Relisez la déclaration: les articles 2, 10, 11, 15 et 17, en particulier ressemblent, de façon presque miraculeuse, à une dénonciation du communisme).

La force de la déclaration, c’est qu’elle se positionne d’emblée comme universelle. « Les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » (art 1) n’est pas une expression limitée au territoire français et annonce déjà le devoir d’ingérence (voir l’entrée Wikipedia, qui évoque quelques liens entre le concept d’ingérence et la Déclaration).

Il existe différentes tentatives de déclarations des droits de l’animal (ici ou surtout ). Je ne suis pas fondamentalement en désaccord avec elles, certaines des idées reprises me sont même chères, mais elles n’ont pas la puissance ni le caractère synthétique et universel de la Déclaration des Droits de l’Homme. Lisez les et vous verrez qu’elles sont mêmes un peu verbeuses, voire grandiloquentes.

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