La fin de l’Humanité précèdera de peu celle de l’humanité

En regardant le débat sur Nicolas Hulot ce soir sur la 2 -vu le niveau des interventions, on ne peut pas vraiment parler de débat sur l’écologie, je constate qu’une fois de plus, tous les intervenants analysent la situation et les mesures à prendre en termes de bénéfice pour l’humanité. Le réchauffement climatique les inquiète à cause des conséquences sur les êtres humains, nos enfants, etc…

C’est déjà un grand succès pour Al Gore et Nicolas Hulot que ces thèmes soient devenus suffisamment sérieux pour qu’on en parle à une heure d’assez grande écoute. Mais le côté éthique et affectif de la relation de l’Homme à la terre et aux autres espèces animales reste lui complètement à l’écart.

Pourtant, quand on tue un gorille ou un phoque, il est on ne peut plus clair que c’est l’Humanité, avec un grand H cette fois-ci qu’on assassine. (Et en ce sens, les soldats primitifs et incultes qui ont tué ce gorille sont moins inquiétants pour notre futur que les actes commis sur les phoques par une nation aussi civilisée que l’est le Canada).

Dans ce domaine, la science ne nous est pas d’un très grand secours. Comme le dit Romain Gary, « la science peut nous dire comment la mer est née, mais nulle quantité d’eau salée ne peut faire un océan sans cette chose étrange qui survient quand un homme pose les yeux sur lui ».

2 réflexions sur “La fin de l’Humanité précèdera de peu celle de l’humanité”

  1. Excusez-moi, mais je ne comprends absolument pourquoi tuer un gorille ou un phoque, c’est assassiner l’Humanité. Ce n’est pas du tout clair pour moi. Et quand j’écrase un moustique ou un ver de terre, c’est pareil ? Je me méfie des concepts vagues auxquelles on accole une majuscule ennoblissante. Qu’est-ce donc que l’Humanité ??

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