août 2006

Si vous voulez faire de l’humanitaire, créez votre entreprise

L’un, Bill Gates, a toutes sa vie affiché des objectifs de nature privée. Il a construit sa fortune autour d’un grand principe, celui de la propriété intellectuelle (le droit de l’auteur à faire prospérer son oeuvre en fonction de ses intérêts propres). Sa principale arme de guerre a été le marketing, c’est-à-dire l’opium du peuple moderne (à moins, dirons certains, que le marketing ne soit le principe fondateur et la propriété intellectuelle le moyen; peu importe).

L’autre, Richard Stallman, fondateur de la Free Software Foundation et inventeur de la licence libre, a toute sa vie affiché des objectifs altruistes. Le but du Libre, c’est de répandre sur la planète du logiciel gratuit pour permettre à tous d’en profiter. Les développeurs libres font don de leurs droits d’auteur au nom de l’intérêt général des utilisateurs.

L’un a toute sa vie été vilipendé – il est vrai que Microsoft a souvent fondé ses succès sur des actions illégales ou déloyales. L’autre est universellement acclamé, accueilli partout comme un gourou visionnaire.

Pourtant, après 20 ans, quel est le bilan collectif des actions de ces deux hommes ?

Que faire de la longue queue qui est dans ma femme ?

J’ai cherché pendant des semaines à me procurer le Lonely Planet sur la Namibie (J’y pars en Août). Rien sur Chapitre.com. Rien non plus sur Amazon France – version française totalement épuisée, visiblement. En désespoir de cause, je tente Amazon US, qui a donné naissance au terme de longue queue et là, on trouve bien

Prêt à penser, propagande, amalgame: lisez le dernier Pierre-Antoine Delhommais dans le Monde.

Un article de Pierre-Antoine Delhommais, dans le Monde, pompeusement intitulé « L’obscure lubie des objecteurs de croissance« .

Tous les défauts du journalisme à la grand-papa y sont présents: c’est simpliste, caricatural et bassement politique (au-sens où l’article est un pur article de propagande, qui procède par amalgame, dans le grand style de l’Huma ou du Figaro).

En gros, l’auteur s’oppose aux thèses qui visent à réduire la production industrielle pour sauver la planète.

Et voilà les arguments employés.

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