février 2008

Quiconque sauve une vie sauve l’Univers tout entier… et si c’était vrai pour les animaux ?

« Quiconque sauve une vie sauve l’Univers tout entier »… Je vous ai déjà parlé de cette devise du Talmud, qui figure sur la médaille des Justes de l’Institut Yav Yashem. De plus en plus de voix s’élèvent pour signifier que le traitement fait aux animaux est une insulte à l’Humanité tout entière. J’ai déjà plusieurs fois […]

Si ce site avait existé pendant la guerre, qu’en aurait-il été des dénonciations de juifs ?

C’est une phrase tirée de l’interview de Carla Bruni dans l’Express – j’ai déjà dit que je trouvais cette interview remarquable. J’étais en voiture aujourd’hui et évidemment, toutes les radios (Europe, RMC…) condamnaient cette phrase. C’était une « imbécillité », « une vraie méchanceté ». « Elle ose se comparer aux juifs sous l’occupation, ça n’a rien à voir ! »…

Sur l’interview de Carla Bruni dans l’Express

Tout est remarquable dans cette interview , tout, sauf la vidéo ridicule et longuette, pompeusement intitulée « making-of » de Christian Barbier – qui, sur ce coup, me fait irrésistiblement penser à Dick Thornburg (vous savez, le reporter couard et obséquieux de Die Hard 2). En voilà une qui n’aura pas besoin de Guaino pour s’exprimer et

La publicité, c’est l’opium du peuple

Dans mes derniers billets, j’ai essayé de mettre en évidence la lutte qui a eu lieu entre consommateur et travailleur depuis une cinquantaine d’années et de mettre ce combat dans une perspective dialectique, selon l’analyse de Marx. De cette lutte qui est au coeur de la mondialisation et qui structure l’ensemble de l’activité économique, le

La dernière victoire du Capital sur le Travail: le crédit-revolving aux Etats-Unis

J’ai décrit dans un billet récent comment la mondialisation se caractérise par une lutte permanente entre consommateur et travailleur – lutte dont le consommateur est sorti largement vainqueur. J’en ai donné quelques illustrations, en particulier l’obligation financière de travailler faite aux femmes et l’allongement du temps de travail, particulièrement aux USA, dans les trente dernières

"L’occupation allemande n’a pas été particulièrement inhumaine"

Le Pen vient de prendre 6 mois avec sursis à cause de cette déclaration. Combien donneriez-vous à Danny Williams, premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador ou à Stephen Harper, premier ministre du Canada, lorsqu’ils affirment que « la chasse aux phoques n’est pas cruelle » ? (1 millions de phoques tous les 3 ans, pour quelques dizaines de dollars

Vous consommiez ? J’en suis fort aise. Eh bien: travaillez maintenant !

Pour Marx, maître et esclave sont clairement distincts. La classe dirigeante opprime ; le prolétariat est exploité (1).

Depuis 50 ans environ, nous assistons à une fusion des concepts qui correspond très exactement à ce que nous appelons la mondialisation.

En tant que consommateurs, nous voulons tous acheter moins cher et faisons jouer la concurrence. Pour répondre à cette contrainte, les entreprises s’adaptent et mettent la pression sur leurs employés – les travailleurs. Le consommateur est devenu l’oppresseur du travailleur, position devenue parfaitement schizophrène au fil des années, car dans l’immense majorité des cas, le consommateur est un travailleur.

Cette lutte entre le consommateur et le travailleur est une des clés de l’époque, mais elle a été longue à se faire jour. D’abord, nous avons une tendance naturelle à refouler toute mauvaise conscience liée à nos actes d’achat à partir du moment où le mot « moins cher » est inscrit sur l’étiquette, ensuite et surtout, les conséquences de cet acte d’achat ne permettent pas de remonter aux actes précis d’un individu – ce qui nous rend tous irresponsables – et sont différées dans le temps, parfois de plusieurs dizaines d’années.

En achetant un nouveau téléviseur, je ne suis pas directement responsable de la fermeture de telle ou telle usine. Mais ce comportement, répété des milliers de fois pendant des dizaines d’années, a pour résultat final la délocalisation totale de presque toute l’industrie. Des travailleurs occidentaux « pré-conscients » (au sens marxiste du terme) ont été remplacés par des travailleurs prolétarisés en Chine ou en Europe de l’Est.

Dans la lutte impitoyable qui opposait travailleur et consommateur, le consommateur a gagné à plate couture. Il n’y a pas eu de « prise de conscience » au sens marxiste du terme ; au contraire, la publicité et le marketing ont fait rentrer le travailleur marxiste dans le monde enchanté de la consommation..

Ce que le Capital n’a jamais réussi à faire, ni aucune religion, la publicité l’a réussi de façon totalement involontaire ! .

Au nom de « la liberté de choix », les grands monopoles (téléphone, électricité…), les services publics ont disparu ou sont en train de disparaître. .

Pour que le consommateur occidental puisse faire jouer à plein son « droit à consommer » toujours moins cher, le monde s’est globalisé. Mais en achetant des produits chinois, le consommateur occidental crée son propre chômage ou, dans le meilleur des cas, contribue à la perte de ses avantages acquis (il devra allonger son temps de travail, réduire ses vacances, baisser son niveau de prestation sociale, etc…)..

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