Nom de l’auteur/autrice :Thierry Klein

L’Open Source est-il de gauche ?

On crie haro sur le textile chinois, dont le prix bas résulte du bas coût d’une main d’oeuvre prolétarienne forcément exploitée.

Les programmes Open Source sont réalisés par des étudiants (le plus souvent) ou des ingénieurs en provenance des pays du tiers-monde ou de des pays occidentaux qui ne sont même pas rémunérés. En termes marxistes, les développeurs Open Source consentent donc à leur propre exploitation avec un enthousiasme qui les situe à un stade précédant largement toute prise de conscience. Le fait que ces travailleurs mondialisés soient en plus des intellectuels et qu’ils aient l’illusion de développer à gogo pour l’avenir du genre humain devrait les rendre encore plus suspects.

Anthony Zimmer

C’est ce que j’appelle un film sandwich. Sophie Marceau est dedans avec un scénario autour. Vous aimerez si comme moi vous appréciez l’intérieur, tout en regrettant d’avoir été obligé de vous taper le pain.

Jean-Michel Billaut, Zidane, Google et la numérisation galopante

A propos du billet de Jean-Michel Billaut sur les réactions autorisées de l’élite communiquante face aux initiatives de Google, et puisque je suis visiblement en train de republier des vieilleries par ci et par , je remets en ligne un de mes articles datant de 2001, paru à l’époque dans les Echos: La nouvelle économie, Zidane et Houellebecq. Désolé, c’est en jpeg (pour un grand écran) ou en pdf (pour imprimer), je n’ai pas conservé les sources et Google ne les a pas encore numérisés.

Emails : l’appel du 28 avril 2005

Françaises, Français,

Les chefs d’entreprise et les directeurs marketings qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des entreprises de haute technologie françaises, ont propagé l’email partout. En conséquence, nous sommes aujourd’hui envahis d’emails, submergés par les newsletters, les emails envoyées en copie, les emails sans intérêt, qui nous arrivent à tous les instants.

Tous fraudeurs avec la SNCF

Au Commencement, la SNCF avait créé le train. Quand j’étais petit, avec mes parents, on montait et on partait. Souvent, on avait pris notre billet à l’avance mais parfois non (ou bien on n’avait pas réservé). Alors, on payait dans le train, quitte à voyager debout, ou assis par terre dans le couloir bondé les jours d’affluence. On arrivait fatigués, (et même pas toujours contents, mais c’est parce qu’on ne savait pas ce que la SNCF allait nous réserver dans les années à venir).

A cette époque bénie, on était en règle du moment qu’on payait son billet, au guichet ou directement au contrôleur.

Et la SNCF considéra que c’était mauvais. Alors, elle inventa le compostage. Arrêtez-vous d’abord 2 mn sur l’élégance du terme lui-même (à l’époque, le Marketing n’avait pas encore été inventé par la SNCF) qui réjouira son bureaucrate. Le compostage, c’était une première entrave à la liberté de monter dans le train, même quand on avait acheté son billet ! On vous demandait de vous arrêter quelques secondes devant une borne d’une symbolique couleur orange (qui réjouissait probablement aussi son bureaucrate). Si vous oubliez, on vous faisait payer un supplément. Si vous montiez dans le train sans composter, on vous faisait aussi payer un supplément (sauf si vous alliez, immédiatement après le départ du train, prêter allégeance au seigneur local, le Contrôleur).

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