On considère souvent que les engagements humanitaires qui ont le plus de sens sont les engagements « pour l’humain » , qu’il soient politiques (Amnesty International, lutte contre la pauvreté) ou médicaux (lutte contre le Cancer, Croix-rouge).
La défense des animaux passe derrière, « faute de mieux ». On la laisse aux personnes atteintes d’une forme de sensiblerie sympathique (Brigitte Bardot, les bobos) ou aux misanthropes (Brigitte Bardot, les bobos), auquel cas elle reflète plus, pour le public éduqué, un problème psychologique personnel du bienfaiteur qu’une réelle préoccupation altruiste et exemplaire, problème qu’on résume rapidement par une formule « qui aime les bêtes n’aime pas les gens ».
L’angle d’attaque que prennent donc la plupart des organisations de défense des animaux ou de la nature, c’est avant tout la préservation (des ressources, des espèces) face aux attaques de l’espèce humaine, la conservation du patrimoine naturel, la transmission à nos enfants du patrimoine naturel et génétique. En gros, les associations nous demandent de laisser cet endroit aussi propre en sortant que ce que nous l’avons trouvé en entrant : c’est la façon la plus politiquement correcte, aujourd’hui, de défendre l’animal. Comme vous le verrez dans ce billet, j’y adhère mais je trouve qu’elle est très insuffisante.
Cette série de trois billets évoquera l’urgence absolue du problème, la nécessité éthique pour l’Homme d’y trouver des solutions et proposera un certain nombre de mesures – propositions qui appellent vos réactions.