avril 2008

Les points communs et les différences entre le Capital Altruiste et l’entreprenariat social de Mohammed Yunus

Je reçois pas mal de courrier où on m’informe de telle ou telle initiative solidaire qui a pris la forme d’une entreprise. L’entreprenariat social (en anglais « social business »), c’est ainsi qu’on le nomme le plus souvent, se développe et prendra de plus en plus d’importance. C’est une tendance lourde et mondiale.

Entreprenariat social et Capital altruiste, si l’on n’y prend garde, ont l’air de signifier à peu près la même chose. Mes amis me disent donc que je suis plagié de façon intolérable (par un prix Nobel de la Paix !), des lecteurs moins tolérants pensent simplement que le concept Capital Altruiste est d’une banalité folle (c’est une erreur) et que ma façon de présenter les choses tourne à la mégalomanie (c’est parfois vrai).

Mais au-delà du fait qu’entreprenariat social et capital altruiste sont tous deux des tentatives d’inspiration humanitaire pour améliorer le monde, ce qui est déjà beaucoup, il n’y a pas grand-chose de commun entre eux. Ils diffèrent totalement quant à leur façon d’agir sur le monde et souvent dans leur analyse de la situation présente.

Du client-roi au client-esclave

La polémique autour du boycott des jeux de Pékin illustre on ne peut mieux comment la mondialisation fait perdre au citoyen l’exercice de sa liberté, comment il est une victime presque consentante de ce phénomène. Nous – les pays occidentaux – sommes les clients de la Chine, comme l’atteste le déficit de nos échanges. Pourtant,

Un article fantastique sur l’utilisation du TBI mobile en cours de sport

Sylvie Lallet, professeur d’EPS au Lycée Cordouan de Royan, vient de publier un des meilleurs retours d’expérience sur le TBI tous pays et toutes disciplines confondues. Un travail fantastique a été accompli et je vous recommande tout particulièrement les scénarios commentés en vidéo. Il est en plus spécialement intéressant parce que : ce travail a

Un excellent article sur le nomadisme digital dans The Economist

C’est un des premiers articles que je vois sur la nouvelle ère du nomadisme dans la presse “grand public”. Comme moi, l’Economiste parle “de la nouvelle version d’une très vieille idée: le nomadisme“. L’Economiste insiste beaucoup plus que je ne le fais sur l’importance du “sans fil” dans le développement du nomadisme et sur la

Un business plan d’une page

J’ai toujours été sidéré par l’absolue inutilité des business plan – et surtout le rapport entre le temps passé à les faire et le temps passé à les lire. La plupart du temps, le business plan répond à une demande (celle du capital-risqueur, celle de l’état, celle du banquier…) – on veut faire passer l’entrepreneur

Microsoft a pris le pouvoir chez Yahoo

J’ai rarement vu une lettre dont le contenu est aussi faible que celle envoyée par Yahoo pour refuser l’offre de Microsoft. a) La marge de négociation de Yahoo est si étroite qu’ils ne peuvent même pas se permettre de rejeter franchement l’offre de Microsoft (« we have continued to make clear that we are not opposed

Google, Web 2.0 et les autres: méfiez-vous du gratuit !

On confond facilement don et gratuit, en oubliant que si le don est du domaine de la solidarité, le gratuit n’est le plus souvent qu’un modèle économique. Les entreprises du Web 2.0 jouent habilement sur la confusion et cherchent à attirer vers elles le capital de sympathie attaché à la notion de don en parlant de gratuité, de collaboration, de partage, de liberté, etc… (il y a tout un jargon, mille fois ressassé, du Web 2.0).

Le Cheval de Troie de la pub

Le gratuit est donc un don intéressé – et le premier exemple de don intéressé qui me vient à l’esprit, c’est le cheval de Troie.

« Qu’est-ce qui se cache donc dans les entrailles du gratuit ?
– C’est bien sûr la publicité, Monsieur.
– Ah bon ? Ce n’est donc rien de grave ?
– Si, c’est très grave, car la publicité entraîne le monde à sa perte »

Et voici pourquoi.

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