Le blog de Thierry Klein

Les formes élémentaires de la névrose (3) : l’aliénation consommatrice

Suite de mes billets sur l’aliénation. Pour Marx, victime et oppresseur sont clairement distincts. La classe dirigeante opprime ; le prolétariat est exploité. Depuis 50 ans environ, nous assistons à une fusion des concepts qui correspond très exactement à ce que nous appelons la mondialisation. En tant que consommateurs, nous voulons tous acheter moins cher […]

Les TICE aux Pays des Merveilles

Je me suis « coltiné » à peu près 50% du rapport Fourgous ces dernières semaines – j’emploie le mot « coltiné » pour rester poli, tellement ce rapport est indigeste. Je dois être une des seules personnes au monde à en avoir lu presque la moitié, je vous assure que ça tient de l’exploit, c’est ma performance du

Les formes élémentaires de l’aliénation (2) : la névrose

Billet précédent : Les formes élémentaires de l’aliénation (1) La névrose est une aliénation particulière, de nature inconsciente, où la victime est confondue avec l’oppresseur – le terme « alien » fait explicitement référence à un tiers lorsque victime et oppresseur sont distincts. Il est intéressant de noter que Marx et Freud ont tous deux eu l’impression

Les formes élémentaires de l’aliénation (réponse à Enzo)

Enzo a laissé une diarrhée de commentaires sur mon précédent article « L’aliénation choisie ». En fin d’écoulement, Enzo finit par écrire qu’il ne sait pas très bien ce qu’est l’aliénation (ce qui fait que pour lui, à la fin des fins, tout devient « une question de curseur »). Il y a pas mal d’autres choses, positives et

L’aliénation choisie

Elisabeth Badinter dénonce « l’aliénation maternelle » et l’idéologie du « retour de la femme au foyer ». Mais si la femme n’est pas au foyer, elle est au travail, ce qui est aussi une aliénation. Et l’indépendance financière la rend consommatrice, c’est-à-dire aliénée par la publicité. Le fait que ces deux dernières formes d’aliénations soient « mixtes » et touchent

BHL à « On n’est pas couché ».

J’ai lu 4 ou 5 livres de Bernard-Henri Levy – tous mauvais, mal écrits, superficiels et, ce qui ne pardonne pas pour moi, lourds. Mais à chaque fois que je le vois à la télé, il y est excellent, intéressant, parfois même profond – et reste assez léger. Il n’y aurait pas grand chose à

D’un certain discours lénifiant sur le numérique à l’école vu comme un symptôme de la perte du capital scolaire.

Françoise Benhamou (Le Monde du 27/01/2010) décrète que « le numérique à l’école constitue le grand oubli du grand emprunt ». Elle nous présente les technologies numériques, en vrac, comme l’avenir, la panacée, le symbole de l’enseignement de demain, les technologies qui créeront les emplois, relanceront notre économie, éveilleront nos enfants et même, réduiront leurs

Internet ou la paupérisation croissante des travailleurs intellectuels

Dans son Capital, Marx décrit comment les grandes usines de la révolution industrielle, « coopérations de machines » ont succédé aux manufactures du Moyen-Âge, « coopérations d’hommes », infiniment moins productives. Le travailleur de Marx, qui effectue une activité physique, se retrouve en concurrence avec la machine et ce qui en résulte, c’est sa paupérisation.

Evaluer les effets de l’Ecole Numérique avec la méthode aléatoire

Claude Thélot, ancien directeur de l’évaluation du Ministère de l’Education Nationale, identifie dans son blog 3 conditions pour qu’une évaluation soit “utile et crédible”: elle doit être non biaisée au départ (ce qui veut dire qu’elle n’est pas conduite par la direction qui a en charge la politique évaluée), absolument indépendante dans le choix des

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